Selon le bilan annuel 2025 du Haut-Commissariat au Plan, le taux de chômage national est passé de 13,3 % à 13 %. Cette baisse de 0,3 point est réelle, mais elle ne suffit pas à décrire l’ensemble du marché du travail.
Le chômage mesure une partie de la population
Le taux de chômage rapporte le nombre de personnes sans emploi qui cherchent activement et sont disponibles pour travailler à la population active. Il n’inclut donc pas automatiquement toutes les personnes sans activité rémunérée.
Le taux d’activité complète le tableau
Le taux d’activité indique la part de la population en âge de travailler qui occupe un emploi ou en recherche un. En 2025, il est resté à 43,5 % au niveau national selon le HCP. Une stabilité du chômage peut donc coexister avec un faible niveau de participation au marché du travail.
Le sous-emploi parle de la qualité ou du volume de travail
Une personne peut être considérée comme employée tout en souhaitant travailler davantage ou en occupant un emploi inadéquat. Le taux de sous-emploi a progressé de 10,1 % à 10,9 % entre 2024 et 2025, ce qui nuance la seule baisse du chômage.
Les moyennes cachent de grands écarts
Le HCP indique pour 2025 un taux de chômage de 37,2 % chez les 15–24 ans, 20,5 % chez les femmes et 19,1 % chez les diplômés. Ces catégories peuvent se chevaucher ; leurs taux ne doivent donc pas être additionnés.
Regarder aussi les secteurs
Le secteur des services a contribué à la création de 123 000 emplois, le BTP de 64 000 et l’industrie de 46 000, tandis que l’agriculture, la forêt et la pêche ont perdu 41 000 postes. Le solde global ne dit pas où se créent les emplois, ni leur durée ou leur qualité.
La bonne question n’est pas seulement « le chômage baisse-t-il ? », mais aussi « qui travaille, dans quel secteur, combien de temps et dans quelles conditions ? »